Laurent Coq est
né le 22 Février 1970 à Marseille.
Dernier enfant d'une famille de cinq garçons, il a grandi
dans la campagne aixoise. Il commence l'étude du piano à
l'âge de 7 ans. Trois ans plus tard, il est admis au Conservatoire
National de Musique d'Aix-en-Provence dans la classe de mademoiselle
Courtin (qui fût aussi le professeur d'Hélène
Grimaud).
En 1988, il obtient son prix et part s'installer à
Paris ou il s'inscrit au C.I.M (à l'époque, première
école de jazz de France). Il y suit les cours de Emmanuel
Bex, et rencontre le batteur Daniel Garcia Bruno et le contrebassiste
Jules Bikoko bi Njami avec lesquels il forme le trio Ad For
Tri.
De 1989 à 1994, Laurent Coq multiplie
les expériences. Il se produit au sein du Quintet
du saxophoniste alto Patrick Bocquel, formation qui rencontrera
un certain succès en remportant nombre de concours nationaux
dont celui de la CRPLF (Communauté des Radios Publics de
Langue Française) grâce auquel il enregistre l'album Radio Days. Il participe aussi au groupe du vibraphoniste
catalan Oriol Bordas, le Paris Barcelona Swing Connection. Parmi
les nombreux concerts, une tournée française avec
en invite le saxophoniste américain Frank Wess (festival
de Vienne 1993). Il faut encore signaler sa collaboration avec le
chanteur Marcel Kanche, avec lequel il tournera en Europe et enregistrera
deux albums (Barclay).
En 1994, Laurent Coq obtient un bourse d'étude Lavoisier du Ministère des Affaires Etrangères pour
un séjour de perfectionnement a New York. Il prend des
cours avec les pianistes Mulgrew Miller, John Hicks, et surtout
Bruce Barth qui devient son mentor et un ami. En rentrant de son séjour, Laurent met
à profit ce précieux enseignement et les expériences
drainées à NY au sein d'un Quartet qui comprend ses
anciens acolytes Jules Bikoko bi Njami et Daniel Garcia Bruno et
le jeune saxophoniste Jean-Christophe Béney.
En 1996, Laurent Coq signe sa première
musique de film pour l'acteur réalisateur Alain
Beigel. Il y a des journées qui mériteraient qu'on
leur casse la gueule remporte le 1er Prix du Festival du
Court Métrage d'Humour de Meudon 1997 et le Grand Prix du
festival de Metz 1997.
En Février 1997, le Quartet de Laurent
Coq se rend à New York pour enregistrer le premier
disque du leader. On retrouve Bruce Barth en producteur
artistique et éclaireur bienveillant et David Baker à
la console. C'est encore grâce à Bruce, que l'album
paraît sur le prestigieux label Enja. Jaywalker est un succès critique immédiat.
Peu de temps auparavant, Laurent Coq rencontre de la chanteuse
Laurence Allison et entreprend un travail de fond sur le répertoire
de Duke Ellington. En 1997, ils enregistrent Soul Calls en Sextet à deux saxophones.
Apres six années de complicité, Daniel Garcia Bruno
quitte le Quartet pour se consacrer à des projets plus personnels,
et c'est Philippe Soirat qui prend la relève.
Deux ans de travail intensif vont produire un nouveau répertoire
toujours très influencé par la scène new-yorkaise,
et un son encore plus singulier. Parallèlement, Laurent Coq
poursuit une collaboration étroite avec Laurence Allison
au travers d'une relecture conjointe des univers de Thelonious Monk
et Bud Powell.
En
1997, en tandem avec le guitariste
producteur Benjamin Raffaelli, Laurent signe les bandes originales
du film de Laurent Benegui Mauvais
genre et du désormais culte J'irai
au paradis car l'enfer est ici de Xavier Durringer. En 1998,
Laurent et Benjamin se retrouvent sur la musique de Mille
Bornes de Alain Beigel.
En 1999, Laurent Coq produit deux albums à
New York. Versatile avec son Quartet et la même équipe que lors de son
premier disque constituée de Bruce Barth et de David Baker,
et l'album de Laurence Allison, Thelonious & Bud Together Again en Sextet. Il faudra attendre plus d'un an pour voir ces deux disques
publiés sur le label Cristal, mais cette détermination
sera largement récompensée par une critique enthousiaste
et unanime.
La même année, Laurent signe la musique du conte pour
enfant Airou ! J'ai compris écris et mis en scène
par Micheline Uzan et produit par le Théâtre National
de Nanterre.
En 2000, Laurent Coq s'installe à New York où il rencontre d'un autre musicien français
expatrié, le saxophoniste Jérôme Sabbagh. Il
revient régulièrement se produire en Europe, et propose
une formule totalement inédite de trio à deux saxophones,
avec David El Malek au tenor et Olivier Zanot à l'alto. En
2001 le groupe se produit au Duc des lombards, et le concert est
enregistré par Claude Carriere et Jean Delmas pour leur émission
hebdomadaire sur France Musiques Jazz Club. Laurent
Coq Blowing Trio/Live@the Duc des Lombards reçoit le
Grand Prix du Disque Charles Cros 2002.
En Mai 2001, Laurent Coq obtient un visa américain
d'artiste. Il est engagé dans le groupe de Sarah
Morrow pour une série de concerts aux Etats-Unis, notamment
au JVC Festival de New York et au Blues Halley de Washington. A
cette occasion, il rencontre le saxophoniste Mark Turner.
Trois jours avant les attentats du 11 Septembre, il rentre à
Paris pour enregistrer le disque de Jean-Christophe Béney Cassiope.
Le pianiste compositeur a monté
un nouveau quartet qui illustre parfaitement le dynamisme de la
scène new-yorkaise. Le groupe comprend Jérôme
Sabbagh au tenor et deux jeunes américains fraîchement
débarqués de Los Angeles : le contrebassiste Brandon
Owens et le batteur Damion Reid. Ensemble, ils vont prendre le temps
de développer un musique totalement inédite qui est
le prolongement naturel du travail entrepris depuis de nombreuses
années par le leader. A plusieurs reprises, ils viendront
se produire en France, dont une prestation remarquée au Paris
JVC Jazz Festival 2002.
En 2002, le pianiste se produit en Quartet tous les lundis dans
un club du Village à NYC, le Café Créole.
En Mars 2003, le Quartet enregistre Like
A Tree In The City dans un studio du New Jersey. L'album parait
conjointement en Europe sur Cristal et aux Etats Unis sur Sunnyside,
et marque une nouvelle étape dans la carrière d'un
artiste qui a franchi un pas supplémentaire dans l'élaboration
d'un univers totalement original.
Laurent Coq est nominé par l'Académie du Jazz dans
la catégorie Meilleur Musicien de l'Année.
A l'automne 2003, Laurent Coq signe la B.O
de Qui perd gagne de Laurent Benegui écrite pour
un orchestre symphonique de 72 musiciens (à l'exception de
la chanson du générique interprétée
par Allen Hoist et le Vintage Orchestra). La musique sort en même
temps que le film, fin juin 2004, sur le label de musiques de film Amélie Aime Le Cinema.
En Août 2004, Laurent se produit pour
la première fois en trio piano/basse/batterie quatre
soirs au Sunside à Paris, et fait venir le batteur Otis Brown
III avec lequel il a beaucoup joué ces dernières années
à New York. Il décide d'enregistrer enfin son premier
disque en trio, et fait appel au bassiste que tout le monde se dispute
(Dianne Reeves, Joshua Redman, Charles Lloyd...), Reuben Rogers.
La séance a lieu dans un petit studio de Soho sur deux soirées
de Novembre 2004. Spinnin' sort en France sur le label Cristal au printemps 2005, et aux U.S
sur Sunnyside à l'automne suivant.
En décembre 2004, le magazine Jazzman lui demande de faire
une interview à New York du guitariste Pat Metheny qui fera
la une du numéro de février 2005. Laurent rédige
aussi un portrait du chanteur Donny Hathaway pour le nouveau magazine Muziq.
Le pianiste passe l'hiver 2005 à Paris où il assure une résidence à La Fontaine. Il
présente en alternance le Blowing trio avec les saxophonistes
David El-Malek et Olivier Zanot, et un trio avec le bassiste Mathias
Allamane et le batteur Philippe Soirat.
En Juin 2005, il joue sur la scène
du Parc Floral avec Otis Brown III et Darryl Hall dans le cadre
du Paris Jazz Festival pour la sortie de Spinnin'.
En Septembre 2005, Laurent est invité par la chanteuse Elisabeth Kontomanou à participer à l'enregistrement de Waiting For Spring (Nocturne) sur lequel figure une version de sa composition Claude Sait rebaptisée The Bird In Me.
En Octobre de la même année, il intègre l'équipe pédagogique de l'Edim sous la direction de Daniel Beaussier et Vincent Jacqz.
En décembre 2005, Spinnin' reçoit le Prix du Disque Français décerné par l'Académie du Jazz.
En 2006, Laurent va multiplier les expériences en qualité de Sideman.
D'abord avec le saxophoniste américain fraîchement installé à Paris, Rick Margitza, qui assure une résidence hebdomadaire à La Fontaine.
C'est aussi cet endroit que la saxophoniste Sophie Alour choisit pour expérimenter de nouvelles formations qui conduiront à la naissance de son nouveau quartet avec Laurent.
La chanteuse Sonia Cat-Berro fait aussi appel au pianiste pour plusieurs concerts.
En juin 2006, le saxophoniste français Julien Lourau propose à Laurent d'animer un stage et de remplacer Bojan Zulfikarpasic pour un concert à la fête de la musique au sein de son projet Fire & Forget. Dans la foulée, les deux musiciens s'envolent pour New York où ils retrouvent le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Ari Hoenig. De là, ils partent pour Haïti où ils vivent une semaine intense marquée par deux prestations ; l'une dans la capitale Port-au-Prince, et l'autre dans la petite ville de Jacmel, berceau de la culture Haïtienne. Le Quartet Jacmel est né.
Pendant l'hiver 2006, Laurent va aussi travailler sur deux projets de films.
Le premier pour la manifestation Talents Cannes qui, à l'initiative de l'Adami, voit quatre réalisateurs français (Alain Beigel, Jean-Paul Civeyrac, Sophie Fillières et Sam Karmann) invités à réaliser deux court-métrages chacun. Produit par Les Films du Poisson, les films sont projetés au festival de Cannes lors d'une grande soirée spéciale.
Le deuxième projet est un série commandée par la chaîne Arte au réalisateur Antoine Roux sur la chasse à cour. Cinq fois 26 minutes qui seront diffusés en prime time pendant une semaine en novembre 2006.
En septembre 2006, le Blowing Trio entre en studio pour enregistrer le sixième disque du leader, le deuxième avec cette formation atypique (un piano, deux saxs). La chanteuse Laurence Allison est invitée sur deux titres.
Deux jours après la fin de ces séances, Laurent s'envole pour le Japon où il se produit en solo pour la première fois. Trois concerts - dont une prestation au SendaÏ Street Jazz Festival devant cinq milles personnes - feront la promotion de Spinnin' qui sort là-bas sur le beau label Wards Records.
A l'automne 2006, l'altiste Pierrick Pedron engage Laurent pour assurer les concerts de promotion pour la sortie de Deep In A Dream (Nocturne), disque unanimement salué par la critique.
Début décembre, Laurent part avec Julien Lourau et le contrebassiste Vincent Artaud au Vietnam, où ils retrouvent le batteur américain qui joue sur Spinnin', Otis Brown III. Ils se produisent à Hanoï et Ho Chi Minh ville, l'ancienne Saigon.
De retour, Laurent entre en studio pour l'enregistrement du nouvel album de Sophie Alour, Uncaged (Nocturne).
Laurent est nominé dans la catégorie Meilleur Artiste de l'Année 2006 par l'Académie du Jazz.
En janvier 2007, au sein du quartet de Pierrick Pedron, Laurent prend part à la grande conférence annuelle du Jazz à New York (IAJE) où la France est à l'honneur cette année. Il en profite pour mixer l'album de Sophie Alour au mythique studio Avatar.
Dès son retour, il rejoint Julien Lourau qui est en résidence à l'Opéra de Lyon pour une série de concerts à l'auditorium avec le Quartet Jacmel (Thomas Bramerie et Ari Hoenig). |
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L'album du Blowing Trio "The Thing To Share" sort en France le 8 mars 2007 sur le label Cristal. Le groupe sera sur la scène du New Morning le 25 avril.
L'album de Sophie Alour, Uncaged, sort en Mai sur le label Nocturne, avec de nombreux concerts pour en assurer la promotion, dont une grande tournée en Afrique (dix pays) à l'automne 2007.
Le quartet de Pierrick Pedron se produit dans de nombreux festivals en France et à l'étranger durant toute l'année 2007 et 2008. Le quartet Saigon de Julien Lourau, se produit trois soirs d'affilés au Festival de Jazz de La Villette en septembre 2007.
En 2008, Laurent continue de jouer de plus en plus en France comme à l'étranger avec deux visites à Alger. Il se partage avec son Blowing Trio et les groupes de Pierrick Pedron - avec lequel il totalise une centaine de concerts depuis le début de la campagne de Deep In A Dream - Sophie Alour avec Uncaged, et Julien Lourau qui réunit de nouveau son quartet pour quelques concerts et une visite au Monténégro au festival de Podgorisca en mai 2008 et dont la rythmique est définitivement arrêtée : Thomas Bramerie à la contrebasse et Otis Brown III à la batterie. A la demande de julien, Laurent écris plusieurs originaux pour ce groupe. Il enregistre le nouveau disque de Pierrick Pedron à Paris en Juin, avant de partir pour trois mois à New York.
Le même mois Laurent retrouve la danseuse et chorégraphe japonaise Toshiko Oiwa (Twyla Tharp, Bill T. Jones, Preljocaj) à la Chaufferie de St Denis (Découfflé) pour une improvisation totale filmée en plan fixe. Bird’s Improvisation N°1 est mise en ligne sur le site du pianiste.
Début Juillet, Laurent retourne à NY pour trois mois. Il va profiter de ce séjour pour renouer avec ses anciens compagnons d’aventure que sont le saxophoniste français installé là-bas depuis plus de douze ans, Jérôme Sabbagh, et le batteur prodige Damion Reid. Naturellement, en retrouvant ces musiciens d’exceptions, c’est aussi l’inspiration qui avait présidé à l’écriture du repertoire de Like a Tree in the City qui revient et il va consacrer ces semaines estivales à l’élaboration de la musique d’un nouveau disque qu’il enregistre dans un petit studio du New Jersey, Tedesco, avec le toujours fidèle ingénieur du son Katsuhiko Naito. Il tiend un journal de ces mois de travail aux abords de Prospect Park à Brooklyn qu’il met en ligne sur son site. Juste avant d’enregistrer ce nouveau disque, Laurent retourne au Japon fin Août avec son Blowing trio pour assurer la promotion du dernier disque de cette formation, The Thing To Share, qui sort là-bas sur l’excellent label Ward Records (ainsi que Versatile, le premier Blowing Trio live@the Duc des Lombars et Like a Tree in the City). Le groupe se produira à quatre reprises dans le cadre du prestigieux Tokyo Jazz Festival.
De retour à Paris fin septembre, Laurent retrouve Sophie Alour pour une semaine de tournée en France et Pierrick Pedron pour adapter à la scène le répertoire de son nouveau disque Omry. Il travaille la musique de l’altiste portoricain Miguel Zenon qui a fait appel à lui pour remplacer Lui Perdomo pour deux concerts en Europe en novembre. Un en Pologne et l’autre au festival de Jazz de Lausanne.
En décembre, le quartet Saïgon de Julien Lourau avec Thomas Bramerie et Otis Brown III se produit deux soirs au Sunside à Paris avant de descendre au studio de la Buissonne pour enregistrer le nouveau disque à paraître en septembre 2009.
2009 avec la sortie du nouveau disque de Pierrick Pedron qui connaît un succès critique immédiat. Premier concerts à Paris et en Bretagne avec ce nouveau projet à deux batteurs (Franck Agulhon et Fabrice Moreau). Retour prévu en Algérie pour plusieurs concerts début novembre.
En mars, Laurent crée 88TREES, son nouveau label sur lequel sort son dernier disque Eight Fragments of Summer à la fin Avril. Les critiques sont unanimes (4f Telerama, 4étoiles Jazzman, CD d’émoi Jazz Magazine).
En avril, Laurent et Toshiko Oiwa se retrouve pour filmer une deuxième improvisation au conservatoire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui est mise en ligne sur le site du pianiste. Par ailleurs, Laurent est contacté par deux éminents saxophonistes américains, tous deux lauréats de la bourse CMA/FACE de la fondation américaine Chamber Music Orchetra qui finance des projets associant des musiciens français et américains. En novembre il participe à la création d’un nouveau répertoire autour de poètes contemporains français et américains co-écrits avec le saxophoniste Sam Sadigursky. Le groupe qui comprend deux chanteuses, Christina Correa et Laurence Allison, se produit à Paris fin Novembre à la Maison de la Radio et au Sunside.
Il travaille aussi à l’écriture d’une musique inspirée du livre de Julio Cortazar Marelle (Rayuela) que lui a commandé l’altiste Miguel Zenon pour un projet de groupe atypique (avec Dana Leong au violoncelle et Dan Weiss aux percussions). Les premiers concerts de ce groupe ont lieu au Sunside à Paris début mars 2010. Face au succès de cette formation et de ce répertoire singulier, Miguel et Laurent décident de ne pas en rester là, et songent déjà à entrer en studio. En outre, depuis le début de l'année, Laurent continue de tourner avec le quartet Saïgon (qui a intégré définitivement le batteur Donald Kontomanou) et le groupe de Pierrick Pedron Omry.
Parallèlement, Laurent Coq travaille à la musique d'une série de documentaire sur la chasse à courre commandée par le réalisateur Antoine Roux avec lequel il a déjà plusieurs fois collaboré. Il s'associe pour cela au contrebassiste et ingénieur du son Jean-Luc Arramy. Les films sont diffusés sur Arte. Il commence aussi à jouer régulièrement avec le guitariste maltais Sandro Zerafa qui a le projet d'écrire et d'enregistrer un nouveau répertoire de compositions originales avec le bassiste Yoni Zelnik et le batteur Kakl Jannuska.
En juin 2010, le groupe Omry de Pierrick Pedron s'enferme de nouveau en répétition à Montreuil pour préparer le nouveau disque dont Laurent signe les arrangements. L'enregistrement se fera en août au légendaire Studio ICP à Bruxelles avec le grand ingénieur du son français Jean Lamoot (Alain Bashung) et le compositeur et pianiste Ludovic Bource à la direction artistique.
Après cet enregistrement, Laurent rentre à Paris où il retrouve le jeune batteur Guilhem Flouzat qui fut un temps son élève à l'Edim et qui est parti étudier la musique à la Manhattan School de New York. Il est revenu avec dans ses valises assez de matériel et d'expérience pour enregistrer son premier disque dont il confie la direction artistique à Laurent. Enregistré au studio Gimmick, les sessions réunissent autour d'eux le très jeune altiste français qui brille déjà au sein de l'ONJ Antonin Hoang, le saxophoniste ténor américain Ben Wendel (Kneebody), un autre jeune expatrié à NY - qui fut aussi élève de Laurent - le guitariste Michael Valeanu, et deux contrebassistes en alternance, le jeune Simon Tailleu et le jeune italien, issu du CNSM, Matteo Bortone. Le disque sortira début 2011 sur le label du collectif parisien Onze Heure Onze.
Fin août, Laurent Coq s'envole de nouveau pour New York où il va retrouver Miguel Zenon pour jouer (Hartford, CT) et enregistrer la musique de Rayuela. L'enregistrement se déroule au studio Systems II à Brooklyn, où Laurent a enregistré son premier disque en 1997 (Jaywalker - Enja). Il est mixé par le fidèle Katsuhiko Naito au studio Avatar. Cette musique sortira sur le label new-yorkais Sunnyside début 2012. À la faveur de ce séjour riche et intense, Laurent reprend la plume et tient des chroniques régulières (chroniques disponibles en téléchargement).
En novembre 2010, Laurent repart avec le quartet Saïgon pour une série de concerts en France. Début décembre il descend au studio La Buissonne à Pernes-les-Fontaines pour deux jours d'enregistrement avec le quartet du guitariste Sandro Zerafa. Le disque sort au printemps 2011 sur le label du collectif parisien Paris Jazz Undeground (PJU).
À la fin de l'année 2010, Laurent retrouve le contrebassiste programmateur Jean-Luc Arramy et le réalisateur Antoine Roux qui lui commande la musique originale d'un documentaire sur Jacques Delors (série Empreintes sur France 5) pour lequel il va enregistrer un répertoire très orienté jazz et faire appel pour cela au saxophoniste Philippe Chagne et au batteur Vincent Frade.
Au printemps 2011, Laurent Coq lance une polémique et un grand débat en adressant une lettre ouverte à Sébastien Vidal, programmateur du nouveau Duc des Lombards, du festival de jazz Django Reinhardt à Sammois et responsable de l'antenne de TSF Jazz. Ces échanges feront le tour du Net à tel point que Laurent décide d'ouvrir un blog (dont le titre Révolution de Jazzmin est un clin d'oeil à la révolution Tunisienne de ce début d'année et aux mouvements qui secouent les pays arabes) où une parole jusque-là maintenue dans une forme d'autocensure - celle des musiciens de jazz- se libère enfin. Les contributions se multiplient et avec elles les articles sur la toile et dans la presse (long papier d'une 1/2 page de Francis Marmande dans Le Monde, longue interview de Christophe Kantcheff dans Politis daté du 14 avril). L'impact est tel que Laurent Coq organise une grande réunion à l'UMJ (Union des Musiciens de Jazz) aux Frigos à Paris à la mi-mai afin de poser les difficultés de plus en plus insurmontables que les musiciens - mais aussi tous les acteurs qui font vivre cette musique - rencontrent au quotidien, proposer des pistes de travail, et appeler à des États Généraux du Jazz en France.
Dans ce même mouvement de réflexion collective, il réunit un groupe de musiciens (Gaël Horrelou, Antonin Hoang, Philippe Chagne, Vincent Jacqz, Pierre Durand, François Laudet, Joachime Govin, Nico Bongrand, Alexandre Herer, Ralph Lavital) mais aussi des personnalités du monde du Jazz hexagonal telles que Alex Dutilh (animateur à France Musique, ancien rédacteur en chef de Jazzman), Vincent Bessières (journaliste, commissaire de l'exposition We Want Miles) et Daniel Sabbagh (sociologue, chercheur et mélomane) pour plancher sur un projet de lieu à Paris strictement dédié au Jazz - à tous les jazz sans exception - et dont la programmation serait assurée par le collectif.
Malgré ce printemps 2011 agité, Laurent ne délaisse pas la musique et reprend le chemin du studio La Buissonne mi-avril. Cette fois-ci, c'est avec le saxophoniste Sam Sadigursky, les chanteuses Laurence Allison et Christine Correa, le bassiste Yoni Zelnik et le batteur Karl Jannuska. Ensemble, il enregistrent deux disques. Un premier album co-signé par Sam et Laurent, qui regroupe la musique écrite et jouée à l'automne 2009 (dans le cadre du programme CMA/FACE), et le prochain disque de Sam, toujours consacré à la poésie contemporaine autour des compositions très singulières du saxophoniste. En mai, il repart mixer et masteriser ces deux disques à New York avec son vieux complice Katsuhiko Naito.
En juillet 2011, Laurent retourne au studio La Buissonne - la quatrième fois en un an - pour enregistrer le nouveau disque du saxophoniste français David Prez avec le guitariste Romain Pillon, et toujours le même tandem magnifique constitué de Yoni Zelnik et Karl Jannuska à la rythmique. Le trompettiste Yoann Loustalot est invité sur quelques morceaux. |